Kinosaki Onsen, je l’avais mis sur ma route pour une raison précise : le calme, l’authenticité, l’envie de vivre le Japon thermal comme il se fait depuis des siècles. Et croyez-moi, j’ai été largement servie. Un village niché dans les montagnes du Kansai, où le temps ralentit, où les yukatas remplacent les tenues de ville, et où les soirées se passent à déambuler pieds nus entre les bains chauds.

J’y ai passé deux jours pendant mon périple japonais. Et franchement ? Pas une seule minute de regret. Si vous cherchez une étape hors du temps, loin du tourisme de masse, celle-ci est faite pour vous.

Si vous préférez découvrir Kinosaki en vidéo avant de lire, j’ai tout filmé pour vous juste ici 👇

Comment rejoindre Kinosaki Onsen depuis Osaka : le Limited Express

Le matin du 6ème jour de mon voyage, j’ai quitté Osaka en prenant le Limited Express depuis la gare centrale. Le trajet dure environ 3 heures, avec plusieurs arrêts en chemin. Ça peut paraître long, mais le train est confortable, les paysages changent progressivement, et on glisse tranquillement vers quelque chose qui ressemble à un Japon rural et préservé.

Petite info utile : sur ce type de train, les places sont toutes réservées, il n’y a pas vraiment le choix. Pensez à réserver à l’avance pour ne pas vous retrouver bloqués.

À l’arrivée en gare de Kinosaki Onsen, il existe des navettes et des bus pour rejoindre les hébergements. Moi, j’ai choisi de faire le trajet à pied. Un petit quart d’heure de marche à peine. L’idéal pour découvrir les premières ruelles du village qui donnaient déjà le ton.

Kinosaki Onsen
ruelle Kinosaki Onsen

Dormir en ryokan à Kinosaki : une expérience à ne pas manquer

S’il y a un endroit au Japon où l’expérience ryokan prend tout son sens, c’est bien ici. J’avais réservé l’Onishiya, un établissement que je qualifierais sans hésiter de luxueux : un jardin japonais au centre, magnifique, des illuminations le soir avec de petites projections sur la végétation. Un cadre vraiment saisissant. 🌿

logement ryokan kinosaki onsen
logement ryokan kinosaki onsen
logement ryokan kinosaki onsen

La chambre, elle, est tout ce qu’on attend d’un hébergement traditionnel japonais : des tatamis au sol, une table basse avec des coussins assis ras le sol, aucun lit visible à l’arrivée. Les futons sont installés plus tard dans la soirée, une fois qu’on est sortis se balader. C’est l’un de ces petits détails qui font toute la magie de la chose.

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chambre ryokan kinosaki onsen
chambre ryokan kinosaki onsen

À l’arrivée, le ryokan remet les yukatas, ces robes de coton légères qu’on va porter toute la journée, à l’intérieur comme à l’extérieur. Et en option, des geta : ces sandales en bois traditionnelles qui claquent sur le pavé. J’ai enfilé tout ça, et d’un coup, je n’étais plus vraiment touriste. J’étais dans le rythme du village.

À savoir : quasiment tous les ryokans de Kinosaki ont leur propre onsen privatif, en plus de l’accès aux sept bains publics de la ville. Celui de l’Onishiya ne déçoit pas : un bain intérieur et un bain extérieur, avec grand bassin chaud et grand bassin froid, végétation, lumières douces. J’y ai passé un long moment en fin de soirée.

Les 7 onsens publics de Kinosaki : le rituel du yu meguri

Le vrai jeu à Kinosaki, c’est le yu meguri, le circuit des bains. Sept onsens publics répartis dans le village, accessibles avec un pass journée fourni par le ryokan. Chaque bain a sa personnalité, son architecture, sa petite particularité.

Un seul était en rénovation au moment de ma visite. Et chaque semaine, l’un des sept ferme à tour de rôle un jour différent. Je vous conseille de vérifier le planning avant de partir en expédition.

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Le mode de fonctionnement est identique partout :

  • Chaussures laissées dans un casier à l’entrée
  • Accès au vestiaire côté femme ou côté homme
  • On se déshabille entièrement, la petite serviette prêtée par le ryokan sert à se balader et à se couvrir légèrement
  • Douche obligatoire avant d’entrer dans le bain, avec tabourets et postes de lavage
  • Les cheveux doivent être attachés ou couverts d’une charlotte si on ne les lave pas

Simple, mais rigoureux. Et une fois dans l’eau chaude, on comprend vite pourquoi les Japonais sont si attachés à ce rituel.

Konoyu Onsen : le premier bain, et déjà un coup de cœur

Mon premier arrêt : le Konoyu Onsen, réputé être l’un des plus beaux des sept. Bain intérieur classique, et surtout un bain extérieur en plein air, dans un cadre naturel vraiment sympa. Je m’y suis glissée en fin d’après-midi, puis j’y suis retournée le soir, après le dîner, cette fois avec les illuminations. Le bain extérieur de nuit, entourée de lumières douces et de vapeur, en yukata à la sortie… c’est une image qui reste. ✨

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Les bains sont ouverts jusqu’à 23h, avec une dernière admission à 22h30. Largement le temps de profiter.

Ishinoyu Onsen : le bain dans la grotte

Le deuxième que j’ai testé, l’Ishinoyu Onsen, avait été repéré avant mon arrivée. Même protocole à l’entrée, même atmosphère de bois et de vapeur.

Sa particularité ? Un bain extérieur aménagé dans une sorte de grotte. Les murs de roche, l’éclairage tamisé, l’eau chaude qui fume… vraiment très sympa. Un de mes préférés de la journée.

Se balader dans Kinosaki le soir : une autre magique

Le soir, une fois les bains faits, j’ai pris le temps de longer les ruelles principales. Les petits ponts, la rivière, les illuminations qui se reflètent dans l’eau… Kinosaki la nuit, en yukata, ça prend encore une autre dimension. Une ambiance apaisante, presque envoûtante. Un de ces moments de voyage qui ne ressemblent à rien d’autre.

Kinosaki Onsen de nuit
Kinosaki Onsen de nuit
Kinosaki Onsen de nuit
Kinosaki Onsen de nuit
Kinosaki Onsen de nuit
Kinosaki Onsen de nuit

Se nourrir à Kinosaki : le restaurant Masuya et ses soba

Entre deux bains, l’estomac finit par se rappeler à vous. J’avais été conseillée sur un restaurant en particulier : le Masuya, une adresse spécialisée dans les soba, ces nouilles de sarrasin qui constituent la vraie spécialité locale, bien différentes des ramen auxquelles on pense spontanément. 🍜

restaurant soba kinosaki onsen
restaurant soba kinosaki onsen

J’y ai mangé le premier soir, juste après les bains. Franchement, c’est exactement ce qu’il faut après une longue séance de chaleur : un bol de soba chaud, une atmosphère simple et chaleureuse.

Le temple Onsenji et le point de vue sur la mer du Japon

Le lendemain matin, avant de quitter Kinosaki, j’ai encore profité du ryokan à fond. Fauteuil massant, soin des pieds, boisson chaude devant le jardin. Un moment de repos avant de replonger dans le mouvement.

Ensuite, direction le temple Onsenji, tout au bout de la rue principale. Pour y accéder, deux options : le téléphérique, ou la montée à pied. J’ai choisi les escaliers, un bon quart d’heure de marche sportive sous la forêt. Le temple se visite pour 400 yens (environ 3 euros), avec des explications disponibles dans plusieurs langues. L’architecture est jolie, les statues travaillées, et l’histoire du lieu se laisse découvrir avec plaisir.

Mais le clou du spectacle, c’est la deuxième partie de montée. Une fois le temple traversé, on continue dans la forêt japonaise : mousse sur le chemin, petites statues de Bouddha, offrandes posées ici et là. Comptez 20 à 30 minutes supplémentaires pour atteindre le sommet. Il fait assez chaud dans la forêt, mieux vaut partir avec de l’eau. Le chemin est bien aménagé dans l’ensemble, quelques passages en terre, mais tout à fait accessible.

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En haut : un point de vue classé par le guide Michelin, avec une vue dégagée sur la mer du Japon et les toits de Kinosaki en contrebas. Il y avait quelques nuages ce jour-là, mais le panorama restait franchement beau.

panorama Kinosaki Onsen
panorama Kinosaki Onsen

Sur ce promontoire, il y a aussi une petite activité rituelle : lancer des disques en plâtre vers une cible pour chasser la mauvaise chance. On paye d’abord 300 yens pour trois disques, on fait une prière au temple voisin, et on vise. La cible fait peut-être 10 cm de diamètre. Difficile. Je n’ai pas réussi, mais j’étais vraiment pas loin. Sympa à tenter ! 😄

Un café en hauteur propose glaces et boissons avec vue. J’ai préféré m’installer sur un banc juste à côté, à profiter du calme avant la descente. Environ 30 minutes pour redescendre jusqu’au village.

En fin de journée, retour en gare pour prendre le Limited Express vers Kyoto. 2h30 de trajet, là encore avec des arrêts. Toujours des places réservées, à anticiper absolument.

Kinosaki Onsen, à ne pas manquer

Deux jours à Kinosaki Onsen, c’est deux jours hors du temps. Le ryokan Onishiya, le jardin illuminé, les yukatas dans les rues pavées, les bains chauds enchaînés jusqu’à 22h, les soba du Masuya, la montée jusqu’à la mer du Japon… Tout s’est enchaîné avec une fluidité parfaite, pour une expérience hors du temps !

🏷️ Conseils pratiques pour votre voyage

Infos pratiques à retenir :

  • Train : Limited Express depuis Osaka, environ 3h, places réservées obligatoires
  • Ryokan recommandé : l’Onishiya, avec jardin japonais et onsen privatif
  • Onsens publics : 7 au total, ouverts jusqu’à 23h (dernière entrée 22h30), pass inclus dans le séjour ryokan
  • Konoyu et Ishinoyu : deux coups de cœur à ne pas manquer
  • Masuya : restaurant soba/noodles, spécialité locale, atmosphère familiale
  • Temple Onsenji : 400 yens, 20-30 min de montée supplémentaire pour le point de vue Michelin sur la mer du Japon
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Passionnée de voyages aux quatre coins du monde, je partage mes aventures en texte ici et en vidéo sur ma chaîne YouTube La Loutre Vadrouille. Itinéraires, bons plans et coups de cœur pour préparer votre voyage sans stress. 🦦

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