Carnets de voyage

Visiter Kyoto en 4 jours : mon itinéraire complet jour par jour

Kyoto. Cette ville incarne tout ce qu’on imagine du Japon avant même d’y poser le pied. Les temples aux toits courbés, les jardins zen où le temps semble suspendu, les ruelles bordées de maisons en bois, et peut-être, si la chance nous sourit, l’apparition fugace d’une geisha au détour d’une lanterne.

J’y ai passé quatre jours. Quatre jours à arpenter ses quartiers historiques, à me lever aux aurores pour profiter des lieux sans la foule, à dénicher des adresses que les guides ne mentionnent pas. Ce qui suit, c’est mon itinéraire jour par jour à Kyoto, avec mes coups de cœur, mes galères, et mes conseils pratiques pour profiter de chaque endroit.

Avant de plonger dans le détail de chaque journée, vous pouvez découvrir mon programme complet en images dans la vidéo ci-dessous :

Jour 1 : immersion entre temples millénaires et ruelles traditionnelles

Le Sanjusangendo pour commencer en douceur

Pour cette première journée, direction le Sanjusangendo. Impossible de photographier l’intérieur, mais ce que j’y ai vu m’a scotché. Plus de mille statues de divinités recouvertes de feuilles d’or, alignées sur 120 mètres. Le silence qui règne dans ce temple bouddhiste contraste avec l’intensité visuelle de ces rangées dorées.

Dehors, un magnifique jardin zen entoure le bâtiment. On s’y est baladés tranquillement avant de reprendre la route. Un spot parfait pour démarrer la journée sans stress.

Se déplacer à Kyoto : le bus, votre meilleur allié

Petit aparté pratique. À Kyoto, on a beaucoup utilisé les bus. Google Maps donne toutes les options, les numéros de lignes, les horaires. Le trajet coûte 230 yens, peu importe la distance. On entre par l’arrière, on sort par l’avant, on paye en sortant. Les arrêts s’affichent en japonais et en anglais sur l’écran. Zéro prise de tête.

Le Kodai-ji : un temple zen sublime

Direction ensuite le Kodai-ji, considéré comme l’un des plus beaux temples de Kyoto. Il a été construit par une veuve en mémoire de son mari, un grand seigneur de guerre.

Le jardin zen est sublime, et le parcours se termine par une forêt de bambous vraiment paisible. On a adoré l’atmosphère de ce lieu.

Ninenzaka, Sanenzaka et la pagode Yasaka

En sortant du temple, on tombe directement sur les ruelles de Ninenzaka et Sanenzaka. Des maisons en bois traditionnelles, des boutiques, des petits restos. C’est aussi là qu’on trouve la fameuse vue en plongée sur la pagode Yasaka.

On y était vers 11h et il y avait énormément de monde. On a quand même déniché un petit resto tenu par deux dames âgées adorables. Simple, authentique, exactement ce qu’on cherchait.

Le marché de Nishiki et le Samourai Ninja Museum

Après manger, balade jusqu’au marché de Nishiki en traversant le quartier de Gion. Une longue allée couverte avec des stands de street food, des spécialités locales, des souvenirs. Vers 13h30, c’est assez animé, l’ambiance est vraiment sympa.

Ensuite, une expérience vraiment cool : le Samourai Ninja Museum. Une visite guidée d’une heure qui retrace l’histoire des samouraïs et des ninjas entre 1200 et 1800. On apprend des tonnes de choses sur la hiérarchie, le shogun, les codes d’honneur. On manie des katanas. Et à la fin, atelier de lancer de shuriken avec mini compétition. Ludique et culturel, j’ai adoré.

Balade nocturne : Gion, Pontocho et la magie des lanternes

Pour clôturer cette journée, on a suivi un itinéraire du Lonely Planet. Le quartier de Gion, les rues de Shimbashi, et surtout la ruelle de Pontocho. Étroite, bordée de restaurants dans des maisons en bois. Le long du canal, des lanternes partout. De nuit, l’ambiance est magique.

On est retournés vers la pagode Yasaka vers 21h30. On se baladait tranquillement, l’atmosphère était complètement différente du matin. Et cerise sur le gâteau, on a croisé une geisha en chemin. Le sanctuaire Yasaka-jinja juste à côté, avec ses lanternes allumées et son entrée en bois laqué rouge, valait vraiment le détour nocturne.

Notre hôtel à Kyoto

Concernant l’hébergement, on a dormi au KOKO Hotel. Honnêtement, on a adoré : l’emplacement est idéal pour visiter la ville, les chambres sont spacieuses (particulièrement pour le Japon !) et super propres.

Et surtout il y a une station de métro à seulement deux minutes à pied. Un excellent rapport qualité-prix pour Kyoto. Je vous mets le lien juste ici si vous voulez réserver.

Jour 2 : château shogunal, sushis et arts traditionnels

Le château Nijo dès l’ouverture

On commence par le château Nijo, accessible direct en métro depuis notre hôtel. Je vous conseille d’arriver à l’ouverture, à 8h45, pour profiter des lieux dans le calme.

Les photos sont interdites à l’intérieur, mais les grandes salles avec leurs explications sur l’époque du shogun valent vraiment le coup. Ensuite, balade dans les jardins autour du château. On grimpe un peu pour avoir une vue d’ensemble. Un petit café à la fin permet de reposer les pieds.

Sushis et pause arcade

Pour le midi, restaurant de sushi tournant dans le centre. Le concept est ludique : on se sert directement sur le tapis roulant, les assiettes ont des couleurs différentes selon le prix, et à la fin, une machine compte tout. Si vous aimez les sushis, foncez.

Après manger, pause détente dans une salle d’arcade. On a tenté les machines à pince. Spoiler : c’est super dur. Mais on a quand même chopé deux Kirby. Petit budget « perdu d’avance » à prévoir.

Le spectacle Gion Corner

Pour terminer la journée, on avait réservé le spectacle au Gion Corner. Une petite heure qui regroupe sept arts traditionnels japonais : danse de geisha, marionnettes bunraku, cérémonie du thé, musique traditionnelle. Une super introduction à la culture japonaise, accessible et variée.

C’est vraiment l’occasion parfaite de découvrir plusieurs facettes de la culture nippone en une seule soirée, sans avoir besoin de courir partout. Le cadre est intimiste, on se sent plongé dans le Japon d’antan. Si ça vous tente, vous pouvez réserver ici.

Précision : l’image ci-dessous est une illustration, les photos sont interdites lors du spectacle !

Jour 3 : les torii de Fushimi Inari et le Pavillon d’Or

Fushimi Inari au lever du jour

Réveil matinal pour Fushimi Inari. On est arrivés vers 7h30-7h45. Les allées de torii sont vraiment magnifiques. On s’est baladés, on a commencé la montée vers le sommet du mont Inari, puis on a redescendu. C’est un lieu vraiment emblématique de Kyoto, les photos qu’on y fait sont incroyables.

Le Kiyomizu-dera et sa terrasse panoramique

Direction ensuite le Kiyomizu-dera. Le temple est superbe, avec une terrasse qui offre une vue dégagée. On s’écarte un peu pour avoir une belle perspective sur le bâtiment principal. Entrée à 500 yens, comme la plupart des temples à Kyoto.

En redescendant, on a refait la vue sur la pagode Yasaka. Le quartier reste vraiment charmant à toute heure.

Le Pavillon d’Or : mon gros coup de cœur

L’après-midi, direction le Kinkaku-ji, le fameux Pavillon d’Or. Métro puis bus, 500 yens l’entrée. Le pavillon est isolé au milieu d’un étang, ce qui permet d’en profiter pleinement malgré le monde.

Et là, gros coup de cœur. En fin d’après-midi, le soleil éclaire le pavillon par l’arrière. Les reflets dorés sur l’eau, c’est juste magnifique. Mon conseil : privilégiez un jour ensoleillé plutôt que nuageux, ça change tout.

Soirée le long de la rivière Kiyamachi

Retour dans le centre, du côté de Pontocho et Kiyamachi. Une rue le long d’une petite rivière, vraiment agréable pour se balader le soir.

On a trouvé un super resto, le Menbu Miyoshi, un peu en bord de rivière. Tempura curry avec des soba. Très bon !

Jour 4 : bambous au lever du soleil et temple secret

La forêt de bambou d’Arashiyama

Dernier jour à Kyoto. Réveil matinal direction la forêt de bambou d’Arashiyama. On est arrivés vers 7h30, et on a adoré l’expérience.

Soyons honnêtes : la balade se fait en une demi-heure, trois quarts d’heure max. C’est une grande allée de bambous, vraiment impressionnante, mais ce n’est pas immense. Un petit parc à côté permet de prolonger la promenade.

Le temple Otagi Nenbutsu-ji : un vrai coup de coeur

En sortant de la forêt, on a pris le bus 92 pour aller au temple Otagi Nenbutsu-ji, surnommé le temple aux moines rieurs. Attention : ce bus ne passe qu’une fois par heure. Vérifiez bien les horaires sur Google Maps et planifiez votre visite de la bambouseraie en fonction. L’idée, c’est de visiter la forêt, puis de choper le bus environ une heure après votre arrivée. Sinon, c’est 35 minutes à pied ou un taxi.

On a pris le bus de 9h, on est arrivés à 9h15, juste après l’ouverture. Ce temple, c’est un vrai coup de cœur. Des centaines de statues de moines en pierre, toutes avec des expressions différentes. Certaines recouvertes de mousse, d’autres avec des petits bonnets ou des accessoires.

C’est unique et vraiment différent des autres sites de Kyoto. Comptez une bonne heure si vous prenez le temps de tout observer. Pour le retour, le bus repasse devant le temple toutes les heures.

Le sanctuaire Okazaki : le temple du lapin

L’après-midi, on voulait découvrir un lieu plus confidentiel. Direction le sanctuaire Okazaki, le temple du lapin. Entrée gratuite, on était quasiment seuls.

Des statues de lapins partout, de toutes les tailles et formes. Le lapin est un symbole de fertilité au Japon, beaucoup de gens viennent ici pour prier. Une parenthèse vraiment tranquille et authentique.

Ce que je retiens de ces quatre jours à Kyoto

Kyoto m’a offert exactement ce que j’espérais du Japon. Des temples grandioses, des jardins où le temps s’arrête, des ruelles qui semblent sorties d’une autre époque.

Et puis il y a ces pépites moins connues comme le temple aux moines rieurs et le sanctuaire du lapin. Ces endroits où l’on se retrouve loin de la foule pour profiter de Kyoto !

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